Europe : echec et mat ?

Europe : echec et mat ?

FMI, Union Européenne, marchés financiers… la Grèce s’impose comme le révélateurs des dérives économiques.

Ce sont des agences de notations qui ont dévalué la note de la Grèce, ce qui a causé une réelle catastrophe économique, sociale et de facto politique. « Elles évaluent le risque que ces pays fassent défaut de paiement, c’est-à-dire qu’ils ne payent pas aux investisseurs les intérêts sur leurs titres de dette, soit les obligations d’Etat » précise Céline Antonin, économiste à 20minutes. Les agences de notation en question sont fortement liées à des banques américaines ou anglaises, les banques pouvant ainsi augmenter les taux d’intérêt des emprunts, et se faire de l’argent sur le dos des Etats et des populations.

Le FMI, comme je le disais il y a quelque jour montre également sa dangerosité. Après son action sur la Hongrie en octobre 2008, et en Lettonie en décembre 2008, et la mise en place de ses politiques d’austérité et de restriction des dépenses publiques, la Grèce en pâtit aujourd’hui. Qui seront les prochains ? Portugal et Espagne sont également victime d’une baisse de note par des agences de notation. Les gouvernements socialistes (Grèce, Espagne, Portugal) doivent donc revoir leurs politiques sociales au détriment des populations, notamment les classes moyennes et les personnes les plus défavorisées.

L’Europe n’est pas assez forte pour lutter contre la folie des marchés financiers. Elle doit se doter d’une coordination économique, politique, et sociale. Dès les plans de relance au début de la crise, les pays européens ont préféré prendre leurs décisions chacun dans leur coin, sans aucune concertation. Aujourd’hui on note clairement que le système Européen est à bout de souffle, il doit se réinventer. Il est impensable que la politique soit dictée par les marchés financiers, et que le capital ne paye pas par ses emballements frénétiques qui ont menés à la crise que l’on connaît.